Royal-Deux-Ponts 1757-2003

Inauguration.

Le samedi 22 novembre était inauguré, au camp de Sathonay près de Lyon, en présence des autorités civiles et militaires, le nouveau monument en l'honneur du régiment de Royal-Deux-Ponts, devenu 99ème Régiment d'Infanterie en 1793. Ce monument, dû à l'initiative du colonel Mudler, président de l'Amicale des anciens du Royal Deux Ponts / 99ème RI, et au ciseau de Mick Micheyl, réunit dans une commune évocation la vie royale et républicaine de cette brillante unité de l'armée française, dont les recrutements initiaux se faisaient, par un accord avec le duc de Deux-Ponts, dans son duché et dans d'autres provinces parlant l'allemand ou des dialectes voisins.

La délégation des Sons, venue avec son drapeau, comprenait le baron Hervé d'Augustin de Bourguisson et le généalogiste de la Société, Jean-Mathieu Robine, lui même descendant d'un membre brillant du Royal Deux Ponts, son chapelain à Yorktown, Georges baron Dentzel qui, fidèle à la France comme la plupart de ses compagnons, devint général de l'armée française sous Napoléon en 1813.

Le régiment sous l'ancien régime.

Statut : Royal-Deux-Ponts fut l'un des régiments de France recrutant en priorité dans les provinces de langue germanique et appelés couramment par abréviation "régiments allemands", mais il appartenait comme chacun de ceux-ci à l'armée du Roi de France ; et même plus que d'autres, puisque son titre de " Royal " signifiait que le colonel n'était autre que le Souverain, comme le rappelaient les fleurs de lys et la couronne de son drapeau d'ordonnance ou les décorations de ses tambours.

 

Stationnement et état-major : Les dépôts de ce régiment, itinérants comme de coutume à cette époque, étaient depuis sa création en 1757 situés en France. Son état major était dirigé par un colonel, lieutenant du Roi, et un lieutenant-colonel, postes confiés à partir de 1776, par délégation et convention avec le Roi, au comte Guillaume et au vicomte Christian de Forbach des Deux Ponts, deux des fils du duc de Deux Ponts Birkenfeld, faits Forbach par le roi Louis XV.

Officiers : au moment de l'intervention de l'armée royale en Amérique, le corps des 69 officiers comportait 31 Français (en très grande majorité d'Alsace et de Lorraine), 25 originaires de principautés relevant du système impérial aux mains des Habsbourg depuis le XVème siècle, et 12 de diverses autres petits états européens.

 

Duché et ville de Deux-Ponts (Palatinat).

Les terres de l'électeur de Deux-Ponts avaient été sous souveraineté française de 1680 à 1697, puis suédoise de 1697 à 1719 et redevinrent françaises de la paix de Campo Formio en 1797 au traité de Vienne qui les fit bavaroises de 1816 jusqu'à la fin de la première Guerre Mondiale. Elles font à présent partie en Allemagne du Land de Rhénanie-Palatinat.

A l'époque de la Révolution Française, le duc des Deux Ponts était Maximilien, cousin de Guillaume et Christian, et lui même ancien colonel dans l'armée royale française du régiment d'Alsace. Héritier de la Bavière, il en devint le premier roi par la volonté de Napoléon Ier. Le traité de Vienne lui rendit ses terres palatines.

La délégation des Sons a été heureuse de saisir cette occasion de resserrer nos liens avec la ville de Zweibrücken, qui était représentée à la cérémonie par son maire, le Dr. Lambert et par le Dr. Charlotte Glück-Christmann, conservateur du Musée.

Clichés ci-dessus :
Colonel Mudler,M. Pierre Abadie maire de Sathonay Camp, le sculpteur Mick Micheyl.
Ordonnance du Roi de France créant le régiment en 1757.
Affiche d'un recrutement effectué en Alsace sur l'ordre du Roi de France en 1775.

Original page prepared by the French Sons of the American Revolution. Page slightly modified and sponsored at this site by Expédition Particulière Commemorative Cantonment Society. Posted 30 December 2003.